Octobre 2002

plus grand ! plus grand ! plus grand ! plus grand ! plus grand ! plus grand !
« Mmmmeuuuhouai ... »
photo de Olivier (quelque part autour de Nancy, France)

  Olivier est le créateur et webmaster de www.casimirland.com, un site entièrement dédié au héros de l'île aux enfants, un programme télé du temps des années 70, où les monstres gentils tournaient avec les enfants autour de jolis manèges en chantant des jolies chansons (vous savez, ce genre d'émissions que l'on regrette tous mais que l'on est complètement incapables de regarder plus de dix minutes d'affiliées ... sauf pour ce qui concerne les apparitions de Casimir, bien sûr, c'est pour ça qu'on le revoit beaucoup ces temps-ci, bon gros machin orange plein de bon sens, au look parfait, mais ... revenons-en a nos moutons). Quand il lâche son ordinateur, Olivier va se ressourcer au vert, à la campagne, pour s'aérer les neurones. Mais comme il a toujours besoin de tripoter quelque chose -un peu comme le cyber-vacher !-, il se promène toujours avec son appareil photo. Et comme il est doué -contrairement au cyber-vacher !-, il nous ramène des clichés magnifiques, comme cette très belle Normande, surprise en plein bain de chlorophylle ...

Elle est là, figée entre deux pas.

Mais qu'est-ce qu'elle devait être belle, en train de s'approcher pas à pas, la tête et le cou de la gauche vers la droite, les épaules lourdes sous sa robe fauve, les pattes bien synchros, la mamelle pendue bien accrochée et la queue en métronome pour le rythme ... Et puis cette corne à l'horizontale, et cette autre pointée vers le bas. Comme pour une sorte de danse des prairies, hip-hop des prés. Une deux trois quatre, c'est la transe des champs !

Mais c'est vrai qu'elle devait être très belle, en train de bouger, en train de s'approcher.
En vrai.
Parce que peut-être s'est-elle encore approchée, jusqu'à presque poser son souffle sur la main de l'homme. A écarquiller ses yeux ronds sur la silhouette immobile, curieuse, intriguée, et puis un peu gourmande aussi car on ne sait jamais.

Et puis elle a probablement passé son chemin.
Repartie brouter un peu plus loin, ou s'allonger à ruminer, en balançant encore en rythme, perdue dans sa rêve-partie.