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Mai 1999

(cliquez sur l'image si vous souhaitez l'admirer en grand format)
« Une
Normande passait par là »
de Thierry Collette
(France)
Thierry Collette (thierry.collette@wanadoo.fr) est un inconditionnel des vaches Normandes, qu'il part retrouver de temps en
temps dans l'exploitation de ses parents. Il nous a ramené d'un de ses retours au bercail
cette magnifique photographie d'une jeune vache (son nom est "Finette"), dont la
robe va si bien au vert des pâturages.
Thierry profite de cette occasion pour rappeler à tous les adorateurs de la vache qui ne
sont pas encore des habitués des différentes races de vaches, qu'il en a assez
d'entendre dire que les normandes sont noires et blanches. Celles-là, ce sont des Holsteins ... très belles aussi, mais pas
normandes. Non mais !
Il y a tout dans cette photo.
Le regard de la vache. Simple, curieux, profond, joueur. Avec une pointe de coquetterie
autour des yeux, les lunettes si
caractéristiques de cette race. Et sa tête magnifique, carrée, sous son chignon fourni. Avec des oreilles
attentives, car on ne sait jamais ce qu'il va inventer, cet homme avec son drôle
d'appareil à prendre des images.
Sa robe, magnifique, typique également,
tâches mouchetées marrons et noires, sur fond blanc. Sa mamelle (et non pas "ses
mamelles", car les vaches n'ont qu'une mamelle) bien ronde, qui rappelle qu'elle est
une championne de la production de lait (en plus de ses qualités de très bonne maman).
Et puis la verdure qui s'éclate tout autour, qui nous fait venir une odeur d'herbe qui vient d'être fauchée, l'envie de s'allonger pour en ressentir toute la fraîcheur qui s'y cache, et brouter de la chlorophylle. Ah ! Surtout, bien faire attention aux bouses avant de s'asseoir, car elles sont très grosses les galettes des vaches !
Il y a juste ce petit détail : les cornes coupées.
C'est comme ça. Les éleveurs les coupent de plus en plus souvent, pour ne pas qu'elles
se blessent entre elles, quand elles sont occupées dehors. C'est comme ça, c'est
toujours tant pis pour les citadins, c'est souvent tant mieux pour les éleveurs. Et puis,
c'est pas pire que de leur laisser leurs cornes en les gardant enfermées toute l'année.
D'abord.