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| La langue française, avec ses expressions, dictons et autres
proverbes, contient de très nombreuses références à la vache. Ce dossier vous propose
une sorte d'anthologie de toutes ces "vacheries", qui sont autant de merveilles
linguistiques, souvent très vieilles et quelques fois complètement oubliées. Nous commençons cette série par un des grands mystères linguistiques de la langue française. En effet, la première expression de ce dossier est absurde, même si elle est devenue presque anodine car complètement assimilée ...
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Il s'agit ici sans nul doute de la plus connue des "vacheries" de la langue française. Décidément, chez la vache !, nous n'avons pas peur d'aborder les sujets tabous ou d'effleurer certains de ces sujets qui peuvent fâcher ou choquer. Il suffit d'avoir assisté à ce spectacle ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie pour comprendre exactement le sens de cette phrase ... quand il pleut comme vache qui pisse, ça veut dire qu'il pleut beaucoup, vraiment beaucoup. Il pleut à pas mettre un pied dehors, ni un chat, bref, il pleut des cordes. Au Québec, l'expression classique pour ce type de temps est beaucoup plus élégante, et Paquerette la trouve même très rigolote : "Il pleut à boire debout". "Là là", pour une fois on peut pas dire que ce sont les français les plus raffinés ! ... |
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Enfin, un proverbe hindou dans cette page. Il était temps, enfin, de parler un peu d'Inde ici : les hindous croient que la vache est l'incarnation de tous les dieux du panthéon, qu'en elle réside l'ordre divin, qu'elle est issue de la "mer de lait primordiale". Ils ont tout compris, car la vache est en chacun de nous. Et toc ! |
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Ce proverbe est serbo-croate. Comme on est pas vache, on vous l'a traduit. On ne peut pas dire que ce proverbe pose de grand problème d'interprétation : le voisin est toujours plus riche, ses poutres sont toujours plus grosses que nos pailles. Le prochain proverbe facile à comprendre, on l'écrira en serbo-croate. Sinon, c'est trop facile |
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C'est une expression très peu connue mais qui nous rappelle à tous quelque chose, comme si l'on avait déjà forcément déjà entendu cette phrase, on ne sait pas où ni quand : Hé oui mon gars, ta veste verte à trois boutons, elle te va comme qui dirait des lunettes à un ch'val ! Hé oui la mignonne, l'chandail rose géant que t'as chipé à la mère, y te va pas du tout comme qui dirait, mais pas du tout comme un poisson dans l'eau ou le nez au milieu de la figure ! Pire que des guêtres à un lapin ! Pourtant, la définition de "bretelles" mérite que l'on s'y arrête un instant, nos esprits endormis par les nouvelles drogues dures technologiques (téléphones sans fils notamment) ont en effet trop souvent tendance à nous faire sous-estimer le sens véritable et entier des mots. Bretelles : « bande de tissu retenant aux épaules certains vêtements ou sous-vêtements ». Ah oui, c'est vrai, on les avait oublié les bretelles de nuisettes ou de soutien-gorges ! Alors ... Et si cette expression avait un sens contraire à celui qu'on lui prête trop rapidement ? : tu es tellement beau avec ton nouveau costume qu'on dirait une vache en nuisette... |
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En fait, il s'agit ici d'une sorte de maxime, ou de citation, attribuée à Mao (Tsé Toung, ou Zedong, très grand criminel de ce siècle). Vous grimacez ? Alors vous aussi vous ne comprenez pas bien de quoi il s'agit ... Mais, au fait, qu'est-ce qu'un dogme ? C'est un « point de doctrine établi ou regardé comme une vérité fondamentale, incontestable (dans une religion, une école philosophique) » (Larousse). Compte tenu du caractère somme toute plutôt obscur de tout ceci, on peut effectivement dire que la bouse de la vache est beaucoup plus utile que n'importe quel concept ou théorie incompréhensible. Et hop ! ça y est, on vient de créer un nouveau dogme !
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Il s'agit ici du proverbe préféré de Paquerette. Elle l'utilise très souvent : après des élections politiques, lors de grandes épreuves sportives qu'elle ne comprend pas bien, ou le lendemain de Noël, quand elle a mal aux cornes ... |
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En voilà une expression bien mystérieuse ! J'en vois qui font une mine de dégoût ... En fait, ça veut tout simplement dire : "boire du lait écrémé". Car, une fois qu'il est plus entier, qu'il est stérilisé, écrémé, pasteurisé, lavé, bouillu, et bien, c'est comme si c'était plus du lait de vache, c'est comme si c'était du lait de n'importe quoi, et pourquoi pas du lait de poteau. Et voilà. Il s'agit d'une expression courante au Québec, envoyée par Colette (beaulieu.exc@qc.aira.com). |
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Enfin une expression facile à comprendre et prête à l'emploi. Vous l'utiliserez dès que vous serez en contact avec une personne fébrile ou très impatiente, qui tourne en rond et tape des pieds par terre. Faîtes quand même attention avec les personnes très énervées. |
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Explication : ne piquez pas dans la gamelle d'un plus puissant que vous, vous le regretterez pendant très longtemps. À moins que ce ne soit : mieux vaut rogner son os tranquillement plutôt que manger la bonne viande du voisin ? Ou alors : n'acceptez pas de cadeau de l'État, vous paieriez encore plus d'impôts ? La sagesse populaire d'antan n'est parfois pas facile à comprendre de nos jours... |
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Vues de loin, les choses sont toujours tellement belles qu'il a fallu illustrer cet adage avec une vache et son lait. Vue de loin, une vache promet toujours du lait, qu'on soit en temps de vaches maigres ou de vaches grasses. Vue de loin, on ne peut pas toujours dire si c'est une vache laitière ou une vache à viande. Que l'on se rapproche un peu, et la mamelle commence à se distinguer de la masse de la vache. La taille de la mamelle offrira alors une indication plus raisonnable de la capacité de la vache a donner beaucoup de lait. Par contre, si en vous rapprochant encore, vous distinguez finalement un taureau : restez calme mais abandonnez tout désir de le traire. Et allez voir votre opticien... |
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Autrement dit : le profit qu'on espère n'est jamais sûr. Une variante du même proverbe dit "il ne faut pas acheter la corde avant d'avoir le veau". C'est pareil, ça veut dire qu'il ne faut pas prendre ses désirs pour des réalités, qu'un "tiens" vaut mieux que deux "tu l'auras". Voilà ... Des questions ? |
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Ce n'est ni un proverbe, ni un dicton, ni une expression, ni un adage, ni une maxime que nous vous proposons. Mais une citation. A réutiliser la prochaine fois que vous êtes dans un bistrot ... C'est pas bête. Ce serait même rigolo que ça puisse fonctionner comme ça. On pourrait aussi leur faire manger du chocolat ou un peu de café, de la vanille aussi, et puis des noisettes pendant qu'on y est. Mais bon, heureusement que le lait n'a pas le goût de ce que les vaches mangent ... Parce que le goût "viande de mouton malade", ça donne pas envie. Encore que. Ca permettrait peut-être qu'on arrête de leur faire manger n'importe quoi ? |
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Cela veut-il dire que l'on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre ? A moins que cela signifie qu'il faut les bons outils pour travailler ? Ou bien que c'est pas la peine d'avoir des vaches avec des jolies cornes, vu que ça les aide pas à avoir plus de lait ? Ou bien encore qu'il faut pas tourner autour du pot ? Le proverbe dirait "On ne traîne pas les vaches par les cornes", là, ce serait quand même plus clair. Mais, là, vu qu'y disent qu'y faut pas les traire par les cornes, alors que c'est évident que c'est pas par là que le lait sort, c'est pas facile à interpréter, du coup. En tout cas, ça fait vraiment un effet "boeuf" dans la conversation. Je l'ai testé pour vous la semaine dernière, au cours d'une discussion chez un commerçant, au sujet du temps des jours précédents. Tout d'un coup, j'ai lâché le proverbe, d'un ton très sûr "Ah ça, Monsieur, je suis bien d'accord avec vous ... et puis, on ne trait pas les vaches par les cornes, de toutes manières". Et bien, du coup, j'ai l'impression qu'il me regarde différemment maintenant, .. et qu'il évite la conversation ! |
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Ce proverbe nous vient du Kashmir, en Inde. L'homme moderne est trop exigeant, il s'énerve dès qu'il y a des contraintes, des difficultés. Il a tendance à vouloir tout, le beurre, l'argent du beurre, et des actions de la crémière, pour spéculer. Et pas question que les cours de la bourse baissent ! Il faut bien motiver la crémière, lui donner à elle aussi des actions, ces fameuses stock-options qui viennent motiver ceux qui ne sont même plus motivés par leur salaires, primes de fin d'année et conscience du travail bien fait. Et si le beurre n'est pas bon ou est impropre à la consommation, c'est pas d'sa faute, ses avocats sont payés pour le prouver. On enlève les cornes aux vaches partout dans les pays occidentaux. Aux U.S.A., certains éleveurs commencent même à couper les queues, si désagréable à recevoir dans la figure. Un jour, si l'on n'y prend pas garde, il ne restera qu'une grosse mamelle : pas de coup de corne, pas de queue dans la figure, pas de coup de pied, d'épaule, de cuisse. Il faudra juste faire attention au risque d'explosion. |
Avec Paquerette, on s'est beaucoup creusé la tête pour comprendre, mais on n'arrive pas à se décider sur sa signification exacte. Est-ce que cela veut dire "C'est pas l'tout d'avoir des vaches, il faut savoir les garder" ? Ou bien "Avoir du bien ne sert à rien si l'on ne sait faire" ? ... ou encore "Le bon Dieu est fainéant, c'est vrai quoi, il pourrait donner la corde aussi pendant qu'il y est" ? ... "C'est toujours les mêmes qui profitent" ? ... "Ils ne savent pas tenir leurs vaches en Allemagne" ? ... Ah ! les mystères de la sagesse populaire ... |
Brune (BRUVIO@aol.com), une lycéenne de la région parisienne, nous a envoyé plusieurs proverbes qu'elle a inventé ... C'est vrai, ça, pourquoi on n'inventerait pas nous-même nos dictons ... Et d'abord, d'où viennent-ils ces dictons et ces expressions ? Il faut bien que cela commence un jour ! Alors, voilà, l'honneur revient à Brune de lancer ici deux proverbes qui deviendront peut-être un jour des grands classiques de la langue française. L'instant est important, historique, il est celui d'une double naissance : «La robe ne fait pas la vache». A vous d'en inventer d'autres ! |